Dopage: Effets cardiovasculaires

EFFETS CARDIOVASCULAIRES DU DOPAGE
Jean GAUTHIER
Club des Cardiologues du Sport
Expert médical de la Fédération Internationale de Football (FIFA)

INTRODUCTION :
__Le dopage est une réalité grandissante dans le milieu sportif. Les statistiques des fédérations , la publication des résultats positifs , les déclarations spontanées des athlètes et les minutes des affaires judiciaires , en apportent une meilleure connaissance. Sa principale caractéristique est l’universalité : toutes les nations sont touchées , avec des préférences continentales quant aux produits utilisés ; tous les sports sont concernés , même les plus inattendus ; on le retrouve à tous les niveaux de compétition , même les plus modestes ; toutes les enquêtes confirment la précocité d’utilisation , dès l’enfance. Les produits sont nombreux et s’adressent à toutes les fonctions de l’organisme : cérébrales , métaboliques , cardio-vasculaires , respiratoires , hématologiques . La détection est difficile et aléatoire dans un contexte réglementaire encore peu favorable ( dépistage urinaire quasi exclusif ) Les différents modes d’action des substances dopantes concernent à plus d’un titre le système cardio vasculaire ; il devient nécessaire de s’intéresser à leurs complications dans un double but de dépistage et de prévention , d’autant que les cas documentés sont maintenant assez nombreux . Les données expérimentales et les informations cliniques permettent de retenir 5 mécanismes principaux :
vasoconstriction
rétention hydrosaline
hyperviscosité sanguine
stimulation sympathique
troubles lipidiques .
VASOCONSTRICTION :
__Le mécanisme mis en cause est une augmentation rapide des résistances artérielles périphériques Les produits responsables sont essentiellement les amphétamines .
 __ Amphétamines : _Ce sont des psycho stimulants actifs sur la vigilance , la fatigue , la douleur , le désir de vaincre ; leur utilisation remonte à 1940 , avec une recrudescence après la deuxième guerre mondiale qui avait permis d’apprécier leur efficacité ; leur interdiction date de 1968 . Leur effet stimulant sur le système nerveux autonome entraîne une augmentation des résistances artérielles périphériques. On relève un autre mécanisme d’action par effet vasoconstricteur direct de la paroi artérielle ; c’est le cas avec l’érythropoïétine ( EPO ) :
 __ EPO : _C’est une hormone glycoprotéique d’origine rénale stimulant la production de globules rouges en cas de déperdition ou d’hypoxie ; les effets associent une augmentation de la consommation en oxygène ( VO2 Max. ) , un recul du seuil ventilatoire ( anaérobie ) , une diminution de la production des lactates , une meilleure utilisation des graisses de réserve et une épargne glycogénique , c’est- à- dire pratiquement ceux d’un entraînement idéal ; elle est connue depuis 1988 et interdite depuis 1990 . Elle a provoqué de nombreuses polémiques car sa détection directe est pour l’instant difficile , y compris dans le sang , et ses effets indirects sur l’hématocrite controversés ; toutefois , de nombreux cyclistes reconnaissent utiliser une centaine de doses par an . _On reconnaît à l’EPO un effet de majoration du tonus vasculaire , par augmentation significative du calcium libre ; il s’agit donc d’un effet vasoconstricteur direct sur la cellule musculaire lisse et les plaquettes par altération du métabolisme calcique ; on a constaté expérimentalement que l’effet hypertensif de l’EPO pouvait être annulé par la prise contemporaine d’indométhacine.
__D’autres produits dopants ont un effet vasoconstricteur :
__ la caféine : triméthylxanthine naturelle , antagoniste des récepteurs adrénergiques , elle augmente la contractilité de la cellule musculaire lisse en facilitant la perméabilité au calcium du réticulum sarcoplasmique ;
__ les corticoïdes : le cortisol potentialise l’effet vasculaire des catécholamines ; les perfluorocarbones ( PFC ) :augmentation pour l’instant inexpliquée des résistances artérielles périphériques ;
__ la cocaïne : le risque artériel est majeur par augmentation des résistances artérielles périphériques ; une prise nasale de 2 mg/Kg d’hydrochloride de cocaïne à 10% augmente de 35% les résistances des artères coronaires ( 18 )
. __ Les effets de la vasoconstriction : _hypertension artérielle aiguë ( pic hypertensif ), chronique _œdème pulmonaire aigu, insuffisance cardiaque chronique _tachycardies : tachycardie sinusale, possibilité de troubles du rythme . __L’apparition d’une hypertension artérielle inexpliquée chez un sportif jusque là sans antécédent constitue un élément important de dépistage du dopage.

PETIT GLOSSAIRE DU LANGUAGE MEDICAL

__ Système nerveux autonome : _Encore appelé système nerveux végétatif. Ce système nerveux n’est pas sous le contrôle de la volonté, il agit tout seul et règle le fonctionnement des organes internes. Il est composé du système sympathique et du système parasympathique. Il y a des centres dans la moelle épinière et des ganglions nerveux. Ces deux systèmes se contrôlent et se surveillent. Par exemple, la fréquence cardiaque ne dépend pas de notre volonté. Les nerfs parasympathiques diminuent la fréquence cardiaque, les nerfs sympathiques l’augmentent. Le système nerveux autonome surveille des tas d’organes sans même que l’on ne s’en rende compte, le diamètre de la pupille de l’œil, les glandes salivaires, le cœur, les glandes sudorales, la sécrétion des bronches, le diamètre des artères, le fonctionnement du tube digestif et de ses glandes, les organes sexuels, la vessie, l’utérus, etc.
_ effet vasoconstricteur : _Un effet vasoconstricteur est un effet capable de diminuer le diamètre des artères, donc de gêner la circulation du sang et par là même d’imposer au cœur un travail supplémentaire qui se concrétise par l’augmentation de la tension artérielle (hypertension).
_ hormone glycoprotéique :_Les protéines simples ne sont formées que d’acides aminés liés entre eux. Certaines protéines contiennent autre chose que des acides aminés, cette autre chose étant appelée groupement prosthétique. Une protéine contenant un groupement prosthétique de nature glucidique, est une glycoprotéine. Protéine avec lipide = lipoprotéine.
_ épargne glycogénique :_Le glycogène correspond à du glucose mis en réserve dans le muscle pour servir à a contraction musculaire. Il y a aussi une réserve glycogénique dans le foie. L’épargne glycogénique décrite dans le texte signifie que si les muscles consomment mieux leurs graisses, ils économiseront leur glucose du stock glycogénique._
_ récepteurs adrénergiques : _L’adrénaline et la noradrénaline (catécholamines) sont des médiateurs chimiques (N.A. sécrétée par le système nerveux sympathique et adrénaline par la glande surrénale). Pour agir sur le fonctionnement des organes, il faut bien qu’ils soient captés par les cellules, c’est pour cela que les cellules possèdent des récepteurs à leur surface. Il existe des récepteurs nommés " alpha " et des récepteurs nommés " bêta " Certains médicaments vont empêcher l’action de l’adrénaline et de la noradrénaline en bloquant ces récepteurs (alpha bloquants et bêta bloquants)
_ réticulum sarcoplasmique : _Le réticulum sarcoplasmique est une partie des cellules musculaires formé de compartiments fermés disposés parallèlement aux myofibrilles, qui sont des tubules longitudinaux qui servent de réservoir au calcium. Quand l’influx nerveux arrive sur ces tubules, le calcium peut sortir vers les fibres et permettre la contraction. Puis le calcium retourne dans les tubules et le relâchement musculaire devient possible.
_ corticoïdes : _La glande surrénale est composée de deux parties : son centre ou médullosurrénale, et sa périphérie ou corticosurrénale. La glande corticosurrénale secrète des produits nommés corticoïdes. Ce sont des hormones. Les corticoïdes sont divisés en gluco-corticoïdes comme le cortisol, les minéralo-corticoïdes comme l’aldostérone et des substances à propriétés intermédiaires comme la corticostérone.
_ catécholamines : _L’adrénaline et la noradrénaline, formées et sécrétées par le cerveau, le système nerveux et la médullosurrénale, sont des dérivées du catéchol, c’est pourquoi on les nomme catécholamines.
_ chronique : _Une maladie chronique s’installe lentement et dans la durée.
_ aigu : _Un trouble aigu s’installe rapidement et apparaît de façon soudaine, en quelque sorte sans signes précurseurs.
_ œdème pulmonaire : _Un œdème pulmonaire correspond au passage d’eau (provenant du sang) dans les alvéoles pulmonaires qui s’encombrent ce qui entraîne la diminution de l’entrée d’oxygène dans le sang. Le malade s’étouffe, on entend un ronflement dans ses poumons (râles) et l’eau provoque la toux et remonte des poumons à la bouche par les voies respiratoires (trachée) Il a de l’écume à la bouche.
_ tachycardie : _Accélération du pouls, de la fréquence cardiaque.
_ tachycardie sinusale : _Accélération de la fréquence cardiaque qui reste cependant régulière, sans extrasystoles. Le rythme est élevé mais régulier. L’excitation du cœur n’est pas anarchique, c’est toujours le même centre nerveux (nœud sinusal) qui commande les contractions. Il n’y a pas arythmie.

RETENTION HYDROSALINE
_" Note préliminaire : Certains produits dopants provoquent dans le corps une accumulation de sel et d’eau. Retenir 7 g de sel correspond à retenir 1 litre d’eau. "
C’est un mécanisme fréquent avec l’utilisation des corticoïdes et des anabolisants.
_ Les corticoïdes :_Ce sont des hormones du cortex surrénal ._Elles ont des effets anti-inflammatoires , anti-oedémateux , antalgiques , mais aussi psychostimulants , légèrement euphorisants . _Leur détection urinaire est impossible . _On sait que le cortisol des corticoïdes majore l’effet vasoconstricteur des catécholamines ; au niveau rénal , cette vasoconstriction entraîne un dysfonctionnement secondairement responsable d’une rétention hydrosaline , qui fait partie du vaste syndrome d’hypercorticisme.
 _Les anabolisants :_Les androgènes et stéroïdes anabolisants sont des produits hormonaux qui augmentent la synthèse des protéines en diminuant les effets cataboliques des glucocorticoïdes . Associés à l’entraînement , ils augmentent la masse musculaire en facilitant l’assimilation des protéines alimentaires .
Les substances les plus utilisées ont été la nandrolone entre 1980 et 1985 , puis les associations à partir de 1985 ; la nandrolone réapparaît au premier plan depuis 1998 . Les enfants et les adolescents sont souvent concernés.
Ces produits sont interdits depuis 1975 .
Les anabolisants entraînent une réduction de l’élimination urinaire d’azote , de sodium ,de potassium , de chlore et d’eau.
 _Les effets de la rétention hydrosaline : "Note : si de l’eau reste en excès dans le sang, le volume de sang augmente et la tension devient plus forte dans les artères. Le cœur se fatigue pour faire circuler plus de sang."
hypertension artérielle __insuffisance cardiaque . __Pour les corticoïdes , la rétention hydrosaline et l’hypertension artérielle font partie du syndrome d’hypercorticisme qui associe en outre hyperglycémie , hypokaliémie et acidose . __L’hypertension artérielle des anabolisants a parfois été controversée ; on s’accorde toutefois sur le fait que la courbe tensionnelle diurne est monotone , aplatie et qu’il n’y a pas de relâchement tensionnel nocturne
L’insuffisance cardiaque des anabolisants est certainement favorisée par une fibrose myocardique induite.
_Petit glossaire du langage médical
_ Corticoïdes : La glande surrénale est composée de deux parties : son centre ou médullosurrénale, et sa périphérie ou corticosurrénale (cortex surrénal). La glande corticosurrénale secrète des produits nommés corticoïdes. Ce sont des hormones. Les corticoïdes sont divisés en gluco-corticoïdes comme le cortisol, les minéralo-corticoïdes comme l’aldostérone et des substances à propriétés intermédiaires comme la corticostérone.
_ Antalgique : Qui combat la douleur. On les nomme aussi analgésiques. Comme la douleur prend naissance à l’endroit douloureux, cheville par exemple lors d’une entorse, et que cette douleur est interprétée par le cerveau, il y a des analgésiques qui exercent leur action sur l’endroit douloureux, et d’autres qui agissent sur le cerveau. Action sur l’endroit lésé : analgésiques non narcotiques (aspirine, paracétamol, certains anti inflammatoires…) Action sur le cerveau : analgésiques narcotiques de type morphine (codéine, morphine et ses dérivés…) On n’utilise les narcotiques que quand les non narcotiques se sont avérés insuffisants, car ils provoquent des effets indésirables de tolérance (accoutumance) et surtout de dépendance physique et psychique (on ne peut plus s’en passer)
_ Cortisol : C’est l’hydrocortisone. Hormone produite par le cortex de la glande surrénale. Sa transformation chimique donne la cortisone. (voir corticoïdes)
_ Catécholamines : L’adrénaline et la noradrénaline, formées et sécrétées par le cerveau, le système nerveux et la médullosurrénale, sont des dérivées du catéchol, c’est pourquoi on les nomme catécholamines.
 Rétention hydrosaline : Le corps humain élimine mal le sel (chlorure de sodium ou sel de cuisine) et retient de l’eau. Les tissus enflent et le poids augmente, 1 litre d’eau retenue provoque l’augmentation de poids du corps de 1 kg. (hydro = eau, saline = sel)
 Hypercorticisme : Dans l’hypercorticisme, le cortex de la glande surrénale fonctionne trop et produit des quantités anormalement élevées d’hormones. Cette forte activité peut avoir deux causes : soit la glande est normale mais stimulée par d’autres hormones qui lui donnent l’ordre de s’activer (hormones venant de l’hypophyse) soit la corticosurrénale produit trop d’hormones car elle est malade (tumeurs de la glande).
_ Glucocorticoïdes : Cortisol et cortisone. Hormones produites par la zone dite fasciculée de la glande surrénale. Ces hormones augmentent la concentration de glucose sanguin en transformant les acides aminés (protéines) en glucose. C’est leur effet catabolisant. Ils inhibent donc la synthèse protéique. Les sportifs cherchent l’effet inverse, faire du muscle et non le détruire. En augmentant l’effet de l’adrénaline et de la noradrénaline, les glucocorticoïdes augmentent la force de contraction cardiaque. Ils stimulent la production de suc gastrique et ralentissent l’excrétion de l’eau par le rein. A forte dose ils ont un effet anti inflammatoire et anti allergique. Les glucocorticoïdes sont sécrétés en plus grande concentration en réaction au stress.

_ Hyperglycémie : Augmentation de la concentration du glucose dans le sang. La valeur normale est de 0,8 à 1 g/l à jeun soient 4,4 à 5,5 mmol/l. Attention, selon la méthode de dosage utilisée, les valeurs normales peuvent varier un peu. hypokaliémie : Kaliémie = Concentration en Potassium du plasma sanguin.
 _Hypokaliémie : Baisse de la concentration en potassium du plasma sanguin. Valeurs normales de la kaliémie vont de 3,8 à 5 meq/l (on prononce meq/l : milli équivalent par litre) Une hypokaliémie induit une forte fatigue musculaire.
_ Acidose : Le sang a une acidité qui est constante. On dit que le pH normal du sang est de 7,38 à 7,42. Toute acidification est néfaste. Le sportif dont les muscles produisent de l’acide lactique a un sang qui s’acidifie. Le sujet qui n’élimine pas bien le gaz carbonique par insuffisance respiratoire a également un sang acidifié.

_ Fibrose myocardique : Le cœur est surtout composé de fibres musculaires. La membrane qui tapisse l’intérieur du cœur et le muscle cardiaque lui même peuvent perdre leurs qualités de souplesse et de contractilité en se laissant transformer partiellement en tissu fibreux

 

HYPERVISCOSITE SANGUINE

_(*) note de la rédaction, complément destiné à comprendre le mot précédent Plus le sang est visqueux et plus il a du mal à circuler dans les petits vaisseaux sanguins. Des embolies peuvent se produire. Essayez d’aspirer de l’eau puis de l’huile avec une paille et vous verrez la différence ! Avec un sang trop visqueux, le cœur va se fatiguer pour assurer la circulation.
Elle résulte du dopage des fonctions hématologiques . Les principaux objectifs sont d’augmenter le taux de globules rouges circulants , et la libération de l’oxygène hémoglobinique (*transporté par l’hémoglobine). _C’est le dopage moderne , domaine où la recherche et l’expérimentation humaine semblent se développer dans le monde sportif.
Les utilisateurs avouent un important effet stimulant de la performance ; chez les non sportifs , le dopage sanguin augmente la performance à l’épreuve d’effort de 10% .
Les mêmes cellules souches de la moelle osseuse produisent, en fonction des besoins, globules rouges , blancs et plaquettes ; 10% des cellules sont utilisés à l’état normal ; leur stimulation dépend de facteurs de croissance hématopoïétiques qui peuvent agir sur toutes les lignées , comme le Stem Cell Factor (* SCF = produit fabriqué pour lutter contre les cellules cancéreuses), ou sur une seule comme l’EPO pour les hématies. _(* les globules rouges et blancs qui sont dans le sang, ne sont pas fabriqués tels quels dans la moelle des os, mais proviennent de la transformation d’autres cellules qui restent dans l’os et que l’on nomme cellules souches) (* des substances apportées dans le sang peuvent stimuler ces cellules souches à produire d’avantage les globules rouges et les blancs (SCF), ou seulement les rouges (EPO)

_ Auto-transfusion : _Première méthode connue de dopage hématologique , elle consiste à réinjecter sur un sujet une quantité donnée de son propre sang préalablement prélevé et conservé ; elle provoque une polyglobulie ._(* ici, polyglobulie a le sens de trop de globules rouges).

_ Erythropoïétine : _Cette hormone (* dopage EPO) est déjà impliquée dans les phénomènes de vasoconstriction . La polyglobulie induite augmente la viscosité sanguine de 25 à 30%

_ Perfluorocarbones (* ou perfluorocarbures) _Ce sont des molécules synthétiques à partir d’hydrocarbures sur lesquels le fluor remplace l’hydrogène. Leur émulsion par dispersion dans du sérum physiologique est difficile à stabiliser . Ils augmentent la solubilité de l’oxygène dans le plasma et peuvent donc temporairement pallier à une hémorragie ; ils constituent donc un substitut potentiel du sang ._Leur taille est très inférieure à celle des globules rouges , facilitant leur circulation . La consommation sous forme pure en aérosols broncho-pulmonaires permet d’augmenter la surface des échanges gazeux. _La possibilité de dissoudre d’importantes quantités d’oxygène dans le sang et de les transporter passivement aux tissus musculaires pourrait constituer une aide réelle à la performance ; toutefois , l’efficacité est dépendante de la teneur en oxygène du gaz inspiré , faible dans l’air ambiant , autour de 20%. (* ces produits seraient actifs si on respirait de l’air enrichi en oxygène)_Les effets latéraux connus sont sévères sur le foie et le système nerveux ; les complications cardio-vasculaires n’ont pour l’instant pas donné lieu à une étude sérieuse ; expérimentalement , on constate une augmentation de la pression artérielle , des résistances artérielles périphériques , de la pression artérielle pulmonaire et une diminution de la fraction d’éjection ventriculaire _(* volume de sang que le ventricule gauche du cœur envoie dans l’aorte à chaque contraction). L’irruption dans le sang des molécules de PFC augmente significativement sa viscosité.

_ Hémoglobine réticulée :_Ce sont des hémoglobines reconstituées ; on en connaît cinq types différents au moins ; on les considère comme des substituts du sang . _(* il s’agit d’hémoglobines fabriquées en laboratoire et que l’on injecte directement dans le sang. A l’inverse de l’hémoglobine naturelle, elles ne sont dissoutes dans le plasma et non enfermées dans les globules rouges) On a mis en évidence leur activité procoagulante ; _(* elles facilitent la coagulation du sang, donc des embolies qui bouchent les artères) elles sont aussi responsables de pics hypertensifs. _(* hypertension artérielle).

_ Interleukine 3 : _C’est une glycoprotéine (* protéine et glucide) agissant sur la chaîne de fabrication des globules rouges , en potentialisant l’EPO . _Elle provoque une augmentation brutale dose-dépendante de la viscosité sanguine et une thrombopénie . (*diminution des plaquettes sanguines.) Quelques produits dopants comme les anabolisants et la cocaïne ont des effets secondaires sur la viscosité sanguine sans pour autant modifier les fonctions hématologiques.

_ Anabolisants : _Ils augmentent l’agrégation des plaquettes en majorant leur sensibilité au collagène ; ils diminuent l’activité fibrinolytique , inhibent l’activateur du plasminogène , augmentent l’anti-thrombine III et la protéine S ; ils sont donc responsables de troubles de la coagulation . (*ils favorisent l’accrochage des plaquettes entre elles ce qui fabrique un caillot, et ils freinent l’action des substances chargées de détruire ce caillot qui bouche l’artère).

_ Cocaïne : _Elle est responsable d’une importante augmentation de l’agrégation plaquettaire , dose-dépendante, mal expliquée.

_ Les effets de l’hyperviscosité sanguine :_Le syndrome d’hyperviscosité sanguine associe une diminution de la vitesse circulatoire et une diminution du débit cardiaque . La principale conséquence est la thrombose et ses complications thromboemboliques (*thrombose = embol = bouchon qui obstrue l’artère et empêche la circulation du sang) La thrombose peut être cardiaque , endocavitaire _(* caillot dans le cœur) ; elle est le plus souvent vasculaire périphérique , artérielle ou veineuse ; l’atteinte coronarienne est fréquente _(* caillot qui bouche une artère qui apporte l’oxygène au muscle cardiaque). _Les complications thromboemboliques les plus documentées sont l’infarctus pulmonaire et l’accident vasculaire cérébral_(* caillot qui bouche une artère des poumons ou du cerveau) . _La mort subite par accident thromboembolique n’est pas rare . _Chez le sportif , la thrombose est encore favorisée par la déshydratation de l’effort et la bradycardie (* ralentissement de la fréquence cardiaque, pouls trop lent), en particulier du sommeil . Le risque thromboembolique oblige souvent l’utilisateur à prendre des mesures anticoagulantes , notamment avec l’EPO : association de médicaments tels que l’aspirine , les coumariniques , l’héparine sous ses différentes formes , thérapeutiques dangereuses chez le sportif en cas de traumatisme. (* puisque ce type de dopage augmente la viscosité et provoque des caillots dans les artères, il faut absorber en plus des médicaments qui empêchent la formation des caillots. Mais alors, avec ces anticoagulants, si le sportif a une hémorragie par traumatisme, le saignement sera difficile à stopper) .

Modifications Hormonales

L’effort musculaire s’accompagne de profonds changements hormonaux, participant à la réalisation de la performance.

  •  Le métabolisme de l’eau et du sel : la première modification hormonale a pour rôle de diminuer les pertes en eau et en sel. L’effort entraîne une sudation importante, il est donc indispensable de supprimer partiellement les pertes au niveau du rein, ce qu’aide à réaliser la répartition différentes des flux sanguins, sous l’influence du système nerveux sympathique, mais aussi sous l’influence de facteurs hormonaux, comme l’aldostérone (hormone sécrétée par la glande surrénale) et la vasopressine, ou hormone antidiurétique, sécrétée par l’hypophyse, glande située dans le cerveau. Au cours de l’effort, ces deux hormones sont sécrétées en plus grande quantité et limitent les pertes en eau et en sel.

  •  De multiples hormones interviennent, soit pour faciliter la mobilisation des stocks de glycogène du foie, soit pour favoriser sa dégradation au niveau de la fibre musculaire, comme le glucagon, l’adrénaline, l’hormone de croissance ou encore le cortisol. La testostérone, hormone masculine, sécrétée en plus grande quantité au cours de l’effort, ne participe pas à la dégradation des molécules destinée à fournir de l’énergie, mais à la construction de protéines qui vont constituer les muscles.

  •  Les endorphines : un aspect nouveau des changements hormonaux provoqués par le sport a été mis en évidence au début des années quatre-vingts avec la découverte des endorphines. Il s’agit d’hormones sécrétées par le cerveau, dont le nom évoque la morphine parce qu’elles auraient un rôle anti-douleur et parce qu’elles induiraient, comme la véritable morphine, un phénomène de dépendance.Ces endorphines expliqueraient par exemple pourquoi le sportif de haut niveau supporte facilement la douleur au cours de l’exercice, et pourquoi l’exigence d’entraînement est une véritable toxicomanie : les sportifs surentraînés ont souvent un besoin irrépressible de faire du sport, avec une escalade fréquente dans la " dose " qu’ils s’octroient chaque jour. En fait, il y aurait une véritable dépendance au sport due à l’endorphine, qui obligerait le sportif à rechercher jour après jour l’état dans lequel il peut obtenir la meilleure sécrétion de cette hormone cérébrale.

  • D’autre part, ces endorphines joueraient un rôle sur la régulation d’autres hormones de l’organisme, l’hormone de croissance, et la testostérone, dont la concentration sanguine tend à s’abaisser, ainsi que les hormones hypophysaires, responsables chez la femme du cycle menstruel.

Le suivi médical

La santé, d’après une définition de l’OMS, est "un état de bien-être physique, mental et social" et la pratique sportive, en agissant sur ces trois composantes, doit contribuer à son amélioration. Il est malheureusement des circonstances dans lesquelles pèse sur le sportif un risque sanitaire en lien avec la recherche de la performance "à tout prix". C’est pourquoi des mesures concrètes ont été prises par le ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative avec l’ensemble des partenaires du monde sportif, médical et institutionnel (loi du 23 mars 1999 relative à la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage désormais codifiée dans le livre VI du Code de la santé publique).La réflexion sur le suivi médical des sportifs doit toutefois être envisagée par le biais des populations concernées. Car si l’on compte en France quelques 26 millions de pratiquants, tous n’évoluent pas au même niveau. Il faut ainsi distinguer ceux pour qui le sport est un loisir de ceux qui en ont fait leur activité dominante (les "sportifs de haut niveau").
 
Il y a en France environ 14 millions de pratiquants sportifs (de toutes classes d’âge) non licenciés. Leur pratique est une pratique souvent occasionnelle pour laquelle aucun suivi médico-sportif n’est et ne peut être systématisé. C’est d’ailleurs pourquoi un certain nombre de programmes de santé publique identifient la pratique sportive comme un élément déterminant de prévention (Bien Vieillir, lutte contre l’obésité…). Dans la majorité des cas, il est en effet admis qu’à ce niveau de pratique, les bénéfices en terme sanitaire sont largement supérieurs aux effets délétères induits par une pratique non encadrée. Toutefois, il ne faut pas méconnaître les risques sanitaires encourus par une pratique intense non encadrée chez certains sportifs dans certaines disciplines. Dans tous les cas, il est important que la pratique sportive puisse servir de cadre à certaines actions de dépistage et de sensibilisation sanitaires.
 
Pour les sportifs licenciés mais non-compétiteurs, la situation est différente. L’article L.3622-1 du Code la santé publique prévoit en effet que la première délivrance d’une licence sportive est subordonnée à la production d’un certificat médical attestant l’absence de contre-indication à la pratique des activités physiques et sportives, valable pour toutes les disciplines à l’exception de celles mentionnées par le médecin et de celles comportant des risques particuliers conformément à l’arrêté du 28 avril 2000 (sports de combat dans lesquels la mise « hors de combat » est autorisée, alpinisme de pointe, sports utilisant des armes à feu, sports mécaniques, sports aériens (à l’exception de l’aéromodélisme), sports sous-marins) pour lesquelles un examen plus approfondi est nécessaire.
 
Enfin, pour les sportifs désirant faire de la compétition, l’article L.3622-2 du Code de la santé publique précise que la participation aux compétitions sportives organisées ou agréées par les fédérations sportives est subordonnée à la présentation d’une licence sportive attestant la délivrance d’un certificat médical mentionnant l’absence de contre-indication à la pratique sportive en compétition, ou, pour les non licenciés auxquels ces compétitions sont ouvertes, à la présentation de ce seul certificat ou de sa copie certifiée conforme qui doit dater de moins d’un an.
 
Ces dispositions sont renforcées pour la population des sportifs de haut niveau et des sportifs inscrits dans les filières d’accès au sport de haut niveau. En effet, afin de dépister puis de limiter les risques sanitaires liées à la pratique sportive de haut niveau l’article L.3621-2 du Code de la santé publique prévoit l’organisation par les fédérations sportives, d’une surveillance médicale particulière de cette population.
 
Pour les sportifs de haut niveau et les sportifs inscrits dans la filière d’accès au haut niveau (environ 6000 et 17000), l’arrêté conjoint des Ministres des sports et de la santé du 11 février 2004, définit la nature et la périodicité des examens médicaux qui sont assurés dans le cadre de cette surveillance. Ils se composent chaque année de deux examens médicaux comprenant à chaque fois un entretien avec le médecin du sport, un examen physique, des mesures anthropométriques, un bilan diététique, des conseils nutritionnels, un bilan psychologique, de deux recherches par bandelette urinaire, une fois par an ces examens sont complété par un examen dentaire, une électrocardiographie de repos, un bilan sanguin pour les plus de 15 ans. Tous les 4 ans une épreuve d’effort maximale doit aussi être réalisée. D’autres examens complémentaires spécifiques à certaines disciplines sont exigés. La nature de ces examens complémentaires et leur périodicité sont fixés par arrêté du 11 février 2004. Enfin certaines fédérations peuvent décider d’inscrire des examens complémentaires autres que ceux décrits réglementairement qui doivent figurer au règlement médical fédéral préparé par la commission médicale de chaque fédération sportive concernée, adopté par le Comité Directeur de la fédération et approuvé par le ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative. S’agissant des examens biologiques, ils ne doivent surtout pas être considérés comme des examens de dépistage indirect de substances dopantes pouvant aboutir à des procédures disciplinaires. Leur objectif est avant tout préventif afin de rechercher d’éventuelles anomalies biologiques qui pourraient être à l’origine ou les conséquences de véritables pathologies liées à la pratique sportive.
 
Arrêté du 11 février 2004
 
Certaines fédérations sportives ont pris l’initiative d’introduire dans leur règlement la possibilité de suspendre la participation à des compétitions au vu de résultats anormaux du suivi médical afin de préserver la santé des sportifs. Ce dispositif devrait être étendu à l’ensemble des fédérations sportives courant 2005.

Article paru sur le site santesport – www.santesport.gouv.fr
Droits réservés
 

Quelques recommandations alimentaires

  • GARE AUX MODES !

_Depuis le début des années quatre-vingt-dix, la mode s’est répandue, dans certains milieux sportifs, de consommer des produits à base de carnitine. Il s’agit d’une substance dérivée de deux acides aminés, la lysine et la méthionine, qui joue un rôle dans le transport des acides gras.
Peu de temps après la mise en évidence de cette fonction un peu mystérieuse sont apparus des produits amincissants à base de carnitine, sous prétexte que leur action sur le métabolisme des acides gras entraînait une meilleure mobilisation des graisses, donc un amaigrissement. Ce soi-disant effet est recherché à la fois par les personnes qui veulent maigrir et par les spécialistes de la musculation, qui souhaitent transformer rapidement leur masse grasse en masse maigre : en muscle.
Le seul problème est que cet effet n’existe malheureusement pas, qu’il n’a reçu en tout cas aucune preuve scientifique. Et la plupart des produits à base de carnitine, interdits à la vente en 1993, vont rejoindre nombre de leurs prédécesseurs au pays des régimes fantaisistes.
En fait, le régime du sportif ne diffère pas beaucoup du régime normal. Si vous faites du sport, vous avez besoin d’une alimentation variée, abondante, qui doit avant tout respecter les règles générales de la diététique. Il ne faut en aucun cas favoriser un type d’aliments, comme les protéines, par rapport aux autres.

  • LA RATION CALORIQUE

_Le sportif a besoin d’une ration calorique plus élevée que la moyenne à cause des dépenses énergétiques effectuées au cours des séances d’entraînement.
Voici quelques exemples de consommation moyenne :
– sprint : 500 cal/heure ;
– demi-fond : 900 ;
– fond : 700 ;
Sachant que la consommation moyenne d’un sédentaire est de 1 800 à 2 000 calories par jour, vous remarquerez qu’en deux heures de course à pied, vous pouvez dépenser la ration alimentaire d’une journée. C’est pourquoi un sportif a besoin de manger davantage, en moyenne 3 500 à 4 000 calories par jour pour les athlètes de haut niveau, et souvent plus dans quelques spécialités, à l’instar de l’haltérophilie.


  • LA COMPOSITION DES REPAS

– Elle obéit à des règles simples, et repose essentiellement sur l’équilibre entre les glucides, les lipides et les protéines.
Les glucides : le repas d’un sportif doit comporter de grandes quantités de sucres lents, comme les pâtes, le riz, le pain, les pommes de terre, mais les sucres rapides peuvent être limités sans inconvénient.
 Les lipides sont importants, car ils constituent un carburant privilégié ; les sportifs les craignent, car ils les accusent de les faire grossir ou d’être peu digestes, mais ils jouent un rôle indispensable ; il faut privilégier les graisses d’origine végétale.
 Les protéines sont, bien sûr, nécessaires, mais les sportifs ont tendance à en abuser, pensant augmenter ainsi leur masse musculaire. Là encore, ils peuvent avoir des déconvenues : l’alimentation doit d’abord couvrir les dépenses d’énergie journalières, et le surplus peut servir éventuellement à " faire du muscle ". Une consommation excessive de protéines n’a aucun intérêt, car, au-delà d’un certain pourcentage (environ 20% de la ration alimentaire), elles sont détruites et éliminées. Il est donc important de respecter les répartitions habituelles et de ne pas privilégier un type d’aliments.

A propos du régime Scandinave

Il a eu beaucoup de succès, pas mal de critiques, et finalement il n’est plus pratiqué tel qu’on l’avait préconisé. Sagement, les entraîneurs l’ont édulcoré pour en prendre l’idée sans en garder la rigueur.
Comment le présentait-on ?
Le principe est simple, mais, une fois de plus, il fallait y penser !

  • Principe :

Ce qu’il faut d’abord savoir
Les muscles consomment des quantités importantes de glucose. Ce glucose (carburant) est stocké dans les fibres elles-mêmes, mais sous forme de glycogène, c’est à dire d’un très grand nombre de glucoses accrochés entre eux, qu’il a fallu relier les uns aux autres, et qu’il faudra libérer un par un quand les muscles en auront besoin._(Pour ceux qui auraient des difficultés à comprendre la relation glycogène / glucose, il suffit de comparer le glucose à une perle et le glycogène à une réserve de perles unies entre elles sous forme d’un collier. Il faut fabriquer le collier en enfilant les perles dont on n’a pas besoin tout de suite, puis couper le fil du collier pour récupérer des perles l’une après l’autre dès que cela devient nécessaire. Chaque perle est un glucose et le collier, réserve de perles, est le glycogène musculaire. Il y a aussi une réserve de glycogène en quantité moins importante dans le foie.)_Pour transformer le glucose en glycogène, il faut d’abord qu’il y ait du glucose disponible en quantité suffisante et même excédentaire dans les muscles, et il faut aussi que des enzymes musculaires entrent en action avec la stimulation de certaines hormones naturelles du corps, apportées aux muscles par le sang (sans avoir besoin de dopage)_Pour transformer inversement le glycogène stocké en glucose utilisable, il faut que les muscles aient besoin de glucose. Cette transformation nécessite de façon naturelle comme dans le cas précédent, des enzymes musculaires et des hormones sanguines._Pour un sportif, on peut dire de façon simple qu’au repos une quantité importante de glucose apporté par l’alimentation est transformée en glycogène, et qu’au moment de l’effort c’est l’inverse qui se produit.
L’astuce des scandinaves
Si on oblige un sportif à faire des efforts longs et épuisants, il utilise le glycogène musculaire dont les réserves diminuent. Si on l’alimente en même temps de telle sorte qu’il y ait très peu de glucose dans ses repas, il ne peut pas refaire les réserves de glycogène faute de glucose. Au bout de quelques jours il n’y a plus de glycogène dans ses muscles, et le sportif est épuisé rapidement, il ne peut plus s’entraîner. Il est littéralement affamé._C’est à ce moment-là que l’entraîneur intervient en soumettant le sportif à un entraînement modeste et doux, et en l’alimentant avec des quantités très importantes de glucides. Les muscles vidés de glycogène par manque de glucose, se trouvent d’un coup en situation inverse. Ils reçoivent des quantités énormes de glucose et ils vont se mettre alors à fabriquer du glycogène, mais de façon exagérée, car les enzymes favorables sont devenues hyper actives. C’est comme une éponge pressée au maximum que l’on plonge dans l’eau. Elle se gorge d’eau plus que son précédent contenu. Par conséquent, en quelques jours, travaillant peu et se " goinfrant " de calories glucidiques, les muscles du sportif (ceux dont il se sert) arrivent à emmagasiner jusqu’à soi disant 40 grammes de glycogène par kilo de muscle pour certains auteurs, alors qu’il y en a environ 20 gr par kilo chez le sujet normal. Sans pouvoir affirmer ces valeurs énormes, il est certain en tout cas que le muscle du sportif qui a subi ce régime est beaucoup plus riche en glycogène qu’avant. Et qui dit plus de réserves en glycogène, dit plus de glucose disponible et par conséquent effort plus facile en endurance pour les courses de longue durée. Le muscle ne consommera les graisses que bien plus tard, et la fatigue apparaîtra moins vite.

  • En pratique

Nous prendrons un exemple qui est proposé pour un marathonien (Thèse Médecine Frédéric Delalonde, Montpellier 1986) Le marathonien " vaut " 2 h 45 mn. Son dernier entraînement a été réalisé 8 jours avant l’épreuve. A partir de là, les 7ème, 6ème et 5ème jours avant, il continue son entraînement de 15 km par jour avec un régime contenant uniquement des lipides et des protides apportant peu de calories. Il fait enfin une dernière sortie de 25 km à allure modérée pour finir d’épuiser le glycogène qui pourrait encore rester dans ses muscles._On le met alors au régime hyper glucidique et hyper calorique jusqu’à l’épreuve. Il est alimenté avec 75 % environ de sucres lents. Comme effort, il ne fera qu’une sortie de 30 minutes une fois par jour jusqu’au jour de son marathon.

  • Remarques

Un tel régime ne pouvait être proposé qu’à des sportifs restant au dessus de 70 % de leur VO2 max. pendant plus de 90 minutes. C’était un régime pour les sports de fond. D’autre part, seuls des athlètes d’un bon niveau peuvent en tirer profit puisque pour des durées moins longues et des efforts moins intenses de sportifs amateurs, sans nécessité de performance, les lipides prennent en temps voulu le relais énergétique des glucides._Pendant la partie épuisante sans apport de glucides, les athlètes ne se sentent pas bien, soufrent de malaises de type faiblesse hypoglycémique, stress psychologique, crampes d’estomac, acidité gastrique et insomnies. Ce régime privatif avec efforts importants est stressant et démoralisant._Pendant la deuxième partie avec apport considérable de calories glucidiques, des troubles digestifs de surcharge alimentaire apparaissent : ballonnements, digestion difficile, pesanteurs abdominales. Comme le glycogène ne peut se stocker qu’avec de l’eau, il faudra conseiller une hydratation importante. L’hypertrophie musculaire par surcharge de glycogène peut provoquer aussi une certaine maladresse dans la coordination musculaire._En réalité, la simple logique permet de comprendre que celui qui a eu toute sa vie un régime alimentaire équilibré, va difficilement supporter de réaliser des efforts sans recevoir de glucides, et juste après ingurgiter des glucides en grande quantité en diminuant les efforts._Un sportif de très haut niveau n’a pas besoin de tels excès et peut très bien se contenter de réduire un peu son entraînement et augmenter la part glucidique de son alimentation trois jours avant la compétition._Pas de régime dissocié scandinave sans surveillance médicale.

La cellule médicale: Les Oméga 3

Les acides gras poly-insaturés font partie des membranes des cellules dont ils assurent la fluidité. Les poissons des mers froides ont besoin de garder la fluidité des membranes de leurs cellules car elles se rigidifieraient aux basses températures. C’est pour cela que leur chair est riche en w-3. Cette fluidité est indispensable aux neurones qui composent les nerfs et leurs synapses. On les recommande pour cela chez le fœtus et le jeune enfant qui développent leur système nerveux et leur rétine. On les prescrit donc chez la femme enceinte.
Quand les globules rouges passent dans des capillaires, ils doivent se déformer, la fluidité de leur membrane étant également, dans ce cas, capitale. La viscosité sanguine diminue sous w-3.
Les acides gras w-3 de la membrane seraient responsables d’une action très intéressante : ils déformeraient les canaux qui servent à l’entrée du calcium dans la cellule et s’opposeraient ainsi à l’augmentation du calcium intra cellulaire qui a des conséquences néfastes sur la contraction des cellules musculaires cardiaques en ralentissant leur dépolarisation. Cet effet est prouvé par des études montrant une baisse de la mortalité après infarctus chez les sujets consommant du poisson deux fois par semaine. Les récidives sont moins fréquentes sous w-3. Pour un effet préventif, il faudrait consommer du poisson 3 fois par semaine.
Comme ces acides gras sont transformées en grande partie pendant la cuisson, l’idéal sera de les absorber sous forme de compléments quand les besoins seront jugés importants.
La pratique du sport et l’entraînement intensif anaérobie augmentent les besoins en w-3.

Les w-3 et les w-6 qui composent la membrane des cellules humaines subissent naturellement des dégradations par l’effet de certaines enzymes. La vitamine E les protège contre cette oxydation.
Les produits des dégradations chimiques des acides gras w-6 sont néfastes car ils favorisent l’inflammation, et, sous leurs effets, les plaquettes du sang s’agrègent entre elles créant un terrain propice à l’athérome qui bouche les artères.
Par contre, les produits des dégradations chimiques des acides gras w-3 ont un effet favorable en diminuant l’inflammation et l’agrégation plaquettaire. L’effet anti inflammatoire est utile sur les articulations, pour les rhumatismes inflammatoires, et pour favoriser les greffes d’organes. Cet effet retarde et stabilise les plaques d’athérome. On a constaté l’intérêt de ces acides dans la prévention de l’asthme et de l’allergie chez certains enfants.

Les w-3 diminuent les triglycérides du sang et ralentissent la synthèse du mauvais cholestérol. Ils diminuent le stockage des acides gras uniquement dans les cellules de graisse (adipocytes) ce qui favorise l’utilisation de ces acides gras par les muscles.

Avec la vitamine E, les ALA et DHA auraient aussi un rôle protecteur contre le cancer du sein

Où trouve-t-on les acides gras poly-insaturés
Oméga-3 ?
Notre corps ne sait pas les fabriquer, ils doivent par conséquent être apportés par l’alimentation.
Les besoins de l’adulte sont fixés pour un sédentaire à environ 900 mg / jour d’EPA + DHA.
Une alimentation riche en graisses animales apporte des w-3 et des w-6.(bœuf : 0,25 g / 100 g, gigot d’agneau : 0,50 g / 100 g, porc : 0,70 g / 100 g)
Une alimentation riche en végétaux apporte leur précurseur acide alpha linolénique.
Une alimentation riche en poisson surtout gras apporte directement les acides DHA et EPA. (maquereau : 2,50 g / 100 g, saumon : 1,80 g / 100 g, thon et hareng : 1,60 g / 100 g) L’idéal est le poisson péché dans les mers froides.
Il faut quand même des w-6 car ils ont également un rôle à jouer. En France, l’alimentation habituelle apporte 15 fois plus d’w-6 que d’w-3. C’est trop. On conseille donc d’augmenter les w-3 de l’alimentation car le rapport idéal w-6 / w-3 devrait être de 5.

Il existe des capsules d’huiles de poissons (anchois, morue, foie de morue, sardine, thon, saumon, encornet), mais il faut compter alors l’augmentation totale des lipides apportés. C’est pourquoi on conseille une complémentation raisonnable.
On commence à trouver dans le commerce des laits, des pains , des biscuits et des margarines enrichis en w-3.
Le lait maternel en contient en quantité suffisante si la maman a des apports adaptés. On préconise pour cela chez elle un apport journalier de l’ordre de 200 à 300 mg de plus que chez l’adulte normal.
L’huile de colza est riche en ALA dont 30 % devient EPA et DHA. On en trouve aussi dans certaines huiles commercialisées et dans l’huile de noix.

Pour certains chercheurs, la supplémentation en acides gras poly-insaturés, accompagnée d’exercice physique aérobie prolongé, du type 60 % de la VO2 max. trente minutes par jour, avec un régime pauvre en calories, pauvre en acides gras saturés et pauvre en cholestérol, constitue un moyen préventif et curatif des maladies cardio vasculaires chez ceux qui ont trop de cholestérol et de triglycérides.

Cas particulier du sportif.
Des publications récentes indiquent que la supplémentation en oméga-3 permet une amélioration des performances sportives en endurance.
Les exercices physiques prolongés en endurance augmentent la rigidité des globules rouges. Pendant l’effort, ils ont des difficultés à passer dans les petits capillaires qui permettent d’irriguer les muscles et de leur apporter de l’oxygène. Ainsi, ils entraînent une élévation de la viscosité du sang et par conséquent une réduction du débit sanguin. Ils sont fragilisés et les plus âgés détruits.
La supplémentation en huile de poisson a permis de supprimer les effets néfastes sur la fluidité membranaire du globule rouge, dus à l’exercice physique prolongé.
Les travaux scientifiques ont mis en évidence que la capacité maximale aérobie ou la consommation maximale d’oxygène est améliorée par la supplémentation en huile de poisson en augmentant la capacité de transfert de l’oxygène vers les muscles. Cet effet est plus marqué chez les sportifs qui s’entraînent en altitude.
La supplémentation en oméga-3 est particulièrement indiquée pour l’ensemble des sports d’endurance et de montagne. L’apport d’oméga-3 sera assurée par une consommation de 250 g de poissons riches en oméga-3, ceci 3fois par semaine. Si ce type d’alimentation n’est pas possible, on conseille la supplémentation en huile de poisson à raison de 2 à 3 g/j d’EPA+DHA.
Toute supplémentation en huile de poisson devrait systématiquement être accompagnée d’un apport antioxydant en vitamine E pour améliorer les capacités physiques.

La chimie des oméga-3
(Pour les forts en chimie seulement)
Les " w-3 LC " sont des acides gras à longue chaîne d’atomes de carbone, qualifiés de " poly-insaturés " car plusieurs carbones de ces acides ont entre eux une liaison double que l’on schématise chimiquement par C=C.
La dernière double liaison est dans leur cas située à 3 carbones de la fin de la molécule (cette fin comporte un méthyl CH3 nommé w). On devrait donc dire " oméga moins 3 " et non oméga 3. On s’intéresse surtout à trois acides particuliers : EPA, DHA, ALA.

– 20 carbones pour l’acide eicosapentaénoïque (EPA)
– 22 carbones pour l’acide docosahexaénoïque (DHA),
– 18 carbones pour l’acide alpha linolénique (ALA) qui est leur précurseur.

Il existe aussi des acides gras poly-insaturés nommés " w-6 " également à longue chaîne, dont l’acide arachidonique à 20 carbones. Leur dernière double liaison C=C est située à 6 carbones de la fin w de la molécule.
Alors que les acides gras saturés sont consommés en énergie dans les muscles, les poly-insaturés w-3 et w-6 ont un faible rendement énergétique mais une très grande importance en eux-mêmes, mais aussi par les substances qui en dérivent.

Albert Callis

La cellule médicale: Les apports alimentaires

 

  • APPORTS EN ENERGIE OU APPORTS CALORIQUES

Quelques apports caloriques à connaître._multiplier les kilocalories (kcal) par 4,18 pour les transformer en kilojoules

Viande en moyenne : _100 g de viande maigre (bœuf) = 160 kcal_100 g de viande grasse (porc) = 300 à 330 kcal_100 g de volaille maigre (poulet) = 150 kcal_100 g de volaille grasse (canard) = 330 kcal
Poisson en moyenne : _100 g de poisson gras (thon) = 225 kcal_100 g de poisson maigre (merlan) = 70 kcal
Œufs et lait en moyenne : _1 œuf = 160 kcal_100 g de lait entier = 68 kcal_10 g de lait concentré sucré = 35 kcal_1 yaourt nature = 45 kcal_100 g de glace ou crème glacée = de 130 à 180 kcal_Les biscuits et pâtisseries, sucres, confitures et confiseries, les fruits secs et en coque (ceux qui accompagnent les apéritifs), sont très riches en calories._Les fromages apportent des calories mais on n’en consomme que de faibles quantités.
Boissons alcoolisées : _1 dose de whisky à 40° = 100 kcal_1 dose de vodka à 45° = 75 kcal_1 petit verre de Porto ou de Vermouth à 15° = 140 kcal_1 canette de bière 25 cl. 4,2° = 100 kcal_1 coupe de champagne brut = 55 kcal_1 verre de vin 12° = 85 kcal__ litre de vin à 10° = 16 morceaux de sucre = 125 g de pain._

  • LES APPORTS EN PROTEINES

Quelques teneurs en protéines à connaître :

100 g de viande = de 16 à 21 g de protéines et jusqu’à 23 g pour la pintade._Les fruits en coque (amande, cacahuète noisette, noix, châtaigne) sont aussi riches que les viandes._100 g de poisson = de 15 à 27 g de protéines (max. pour le Thon)._100 g de mollusques et crustacés = de 10 à 20 (crevette cuite) g de protéines._2 œufs (100 g environ) = 26 g de protéines._Le lait et les desserts lactés, les légumes frais et les fruits, ne sont pas très riches en protéines. _100 g de fromage = de 10 à plus de 30 g de protéines, selon le fromage._100 g de légumes secs (pois, haricots, lentilles) = de 18 à 24 g de protéines._100 g de pain, (pâtes, blé, farines, semoules, orge, riz, maïs) = de 7 à 13 g de protéines._100 g de biscuits et pâtisseries = de 5 à 10 g de protéines._La poudre de cacao est très riche en protéines (20 g pour 100gr)_

  • LES APPORTS EN GRAISSES

Quelques teneurs en graisses (lipides) à connaître :

100 g de margarine = 83 g de lipides._100 g d’huile = 100 g de lipides._100 g de beurre = 80 g de lipides._100 g de fromage fermenté = environ de 16 à 35 g de lipides._100 g de fromage frais blanc = environ de 7 à 26 g de lipides._Les yaourts et le lait n’apportent que très peu de lipides._100 g de chocolat = environ de 20 à 35 g de lipides.
Si on ne tient pas compte des matières grasses utilisées pour la cuisson : _100 g de viande = environ, selon l’animal et selon le morceau choisi, de 7 à 30 g de lipides._Le faux-filet, le rosbif, le bifteck, le rumsteck de bœuf n’apportent que très peu de graisses. Il en est de même du steak de cheval et du maigre de veau._100 g d’abats (cœur, cervelle, foie, rognons, tripes) = environ de 4 à 10 g de lipides._Les volailles et les gibiers contiennent en général moins de 10 g de lipides pour 100 gr, excepté les viandes de canard, oie et poule._La charcuterie apporte souvent beaucoup de lipides, le pâté de foie gras atteignant 45 g de lipides pour 100 g de pâté._2 oeufs entiers = 12 g de lipides qui sont dans le jaune.
Si on ne tient pas compte des matières grasses de cuisson ou de conserve : _100 g de poisson = environ de 2 à 13 g de lipides _Les coquillages et mollusques sont à très faible teneur en lipides _Les fruits ont en général des teneurs faibles en lipides, sauf les amandes (54 %), les arachides (50 %), les avocats (16 %) et les olives 36 % pour les noires et 13 % pour les vertes._Attention à certains biscuits et gâteaux fourrés, lisez les tables de composition, certains sont riches en lipides._

  • LES APPORTS EN GLUCIDES (SUCRES)

Quelques renseignements sur les glucides (sucres) :

Sucres rapides :
Le glucose est le carburant cellulaire idéal, c’est le glucide le plus rapide qui sert de référence aux autres. Le sucre de betterave ou de canne est formé moitié-moitié de glucose et de fructose. _200 g de sucre = 100 g de glucose = 100 g de glucides _100 g de miel = 82 g de glucides _100 g de corn flakes = 65 g de glucides _100 g de pain blanc = 55 g de glucides _100 g de riz normal cuit = 24 g de glucides _100 g de pommes de terre cuites vapeur = 14 g de glucides _100 g de carottes = 6 g de glucides (cuites) et 9 g de glucides (crues)

Sucres lents :
Le fructose qui est apporté par le sucre que nous consommons et par les fruits, est un sucre lent car il sera transformé en glucose dans le foie, et que cela prend du temps._200 g de sucre = 100 g de fructose = 100 g de glucides après transformation hépatique _100 g de pâtes ordinaires ou aux œufs, cuites = 23 g de glucides _100 g de pois chiches ou de lentilles cuits = 22 g de glucides _100 g d’orange ou de pomme crue = 13 g de glucides _100 g de riz complet cuit = 18 g de glucides _100 g de germe de soja = 5,3 g de glucides.
Sucres ni rapides ni lents :
Sucre (glucose + fructose), pain complet, banane, spaghetti, muesli, flocons d’avoine.

  • ALIMENTS RICHES EN CALCIUM

Quelques aliments riches en calcium.

1 quart de litre de lait apporte autant de calcium que : 2 yaourts, 8 petits suisses, 30 g de fromage de gruyère, 180 g de camembert._100 g de lait = 130 mg de calcium._100 g de lait concentré sucré = 270 mg de calcium._100 g de crème glacée = 130 mg de calcium._100 g de fromage de gruyère = 1010 mg de calcium _100 g de fromage de roquefort = 700 mg de calcium. _2 œufs = 55 mg de calcium. _Le beurre n’apporte presque pas de calcium.
Les deux eaux françaises les plus riches en calcium, sont Vittel Hépar et Contrexéville (plus de 450 mg / l) Volvic et Charrier n’en contiennent presque pas._L’eau du robinet est de composition variable suivant les régions. _Les vins et les bières sont entre 70 et 80 mg
100 g d’amande sèche = 254 mg de calcium. _100 g de figue sèche = 160 mg de calcium._100 g de dattes, abricots secs, noix = environ 80 mg de calcium.
100 g de moules = 100 mg de calcium. _100 g de crevettes = 120 mg de calcium. _100 g de poisson = en moyenne entre 30 et 60 mg de calcium. _12 huîtres = 70 mg de calcium.
Les viandes sont pauvres en calcium, environ de 10 à 15 mg pour 100 g
Parmi les légumes, ce sont les haricots blancs les plus riches (137 mg de calcium / 100gr) _Les autres ont des taux allant de 80 mg de calcium / 100 g (épinards, endives) à 60 mg (haricots verts, lentilles, céleri, poireau) et au dessous, la pomme de terre étant à 15 mg de calcium / 100g._Sont encore riches en calcium, les semoules (360 mg / 100 g), le chocolat amer (100 mg / 100 g) et le chocolat au lait (80 mg / 100 g)

  • ALIMENTS RICHES EN FER

Quelques aliments riches en fer.

Les besoins en fer sont de l’ordre de 20 mg par jour.
De 2 à 5 mg de fer par 100 g : Fruits secs (noisettes, amandes, pruneaux, raisins secs, blettes, cresson, œuf entier) épinards, viandes, pain, foie de veau._De 6 à 10 mg de fer par 100 g : Pois secs, jaune d’œuf, huîtres, lentilles, haricots blancs, fèves, abats, foie de lapin._Plus de 10 mg de fer pour 100g : Foie de bœuf, d’agneau, de porc, cacao, farine de soja._Plus de 20 mg de fer pour 100 g : Boudin (20 mg), moules (24 mg), clovisses (26 mg)

La cellule médicale:Les vitamines

Les vitamines hydrosolubles

Ainsi appelées car elles sont apportées par l’eau de certains aliments.

  • B1 (thiamine) = utilisation des glucides par les cellules = prévention des pertes de mémoire, des crampes et de la fatigue musculaire.
  • B2 (riboflavine) = utilisation des glucides, des protéines et du fer = prévention de la fatigue, des crampes, des troubles de la peau et des muqueuses.
  • B3 ou PP (niacine) = utilisation de glucides = prévention des rougeurs douloureuses de la peau, diarrhées et état dépressifs.
  • B5 (acide pantothénique) = utilisation des glucides, des lipides et des protides. Détoxication des médicaments pour les retirer du corps = prévention des vertiges, de la fatigue, du manque d’appétit, de constipation, de douleurs d’estomac.
  • B6 (pyridoxine) = utilisation des protéines, des glucides et des lipides (viandes, sucres et graisses) = prévention des lésions de la peau autour des orifices du visage.
  • B9 (acide folique) = formation des globules rouges, utilisation de certaines protéines = protection d’une bonne absorption digestive, contre les diarrhées et l’amaigrissement.
  • B12 (cyanocobalamine) = formation des globules rouges, protection du foie, croissance et maintien du poids, antitoxique = prévention des anémies, de la fatigue, de la pâleur, protection des organes digestifs.
  • B8 ou H (biotine) = utilisation des glucides et formation des acides gras = prévention de fatigue, nausée, manque d’appétit, dépression.
  • C (acide ascorbique) = utilisation des glucides, lipides et glucides, antifatigue, résistance aux infections = prévention des maladies hémorragiques des gencives, des hématomes, de la fatigue. Les fumeurs détruisent une partie de leurs réserves en vitamine C

Les vitamines liposolubles

Ainsi appelées car elles son apportées par les aliments gras.

  • A (rétinol) = fonctionnement visuel surtout en faible éclairement, bon état de la peau et des muqueuses = prévention des troubles de la vision nocturne durcissement de la cornée, sécheresse et taches de la peau.
  • Provitamine A (carotène) = produit issu des épinards, carottes, abricots, petits pois, tomates = transformation du carotène en vitamine A dans notre corps.
  • D (calciférol) = absorption du calcium, bon état des os et des dents = prévention des déformations osseuses, surtout chez les seniors, de la colonne vertébrale, du bassin et des douleurs osseuses.
  • E (tocophérol) = protège la vitamine A et les acides gras essentiels, bloque des produits destructeurs cellulaires (anti-radicaux libres) = protection de la peau et des tissus contre le vieillissement et l’action du soleil.
  • K = permet la bonne coagulation du sang = prévention des hémorragies qui apparaissent facilement à partir d’un certain âge…

La cellule médicale: Règles de Bonnes Conduites Sportives

  • Le suivi médical : il permet non
    seulement de veiller au maintien de la santé mais grâce aux différentes
    évaluations (physiologique, biomécanique, biologique, psychologique et
    nutritionnelle) il contribue également à optimiser votre entraînement
    et à dépister précocement un éventuel état de surentraînement.

  • Le
    plan d’entraînement
    : établi par votre entraîneur, évolutif, il
    s’adapte à votre condition et vous permet une progression optimale. Le
    respect en particulier des phases de repos est essentiel pour obtenir
    tous les effets positifs attendus (grâce au phénomène de
    surcompensation): vouloir trop en faire aboutit souvent à un résultat
    contraire et à un état de fatigue toujours long à corriger.

  • L’échauffement
    : avant tout exercice, un échauffement cardio-respiratoire est
    indispensable mais également musculo-tendineux sous la forme
    d’étirements progressifs, jamais douloureux, alternant tension (6
    secondes) et relâchement (6 secondes). Intéressant tous les segments
    corporels et améliorant votre élasticité musculaire, il participe aussi
    en fin de séance à la récupération.

  • La récupération : de
    préférence active, elle doit assurer la restitution de tous les
    équilibres altérés pendant l’effort (hydrique, glucidique, minéral,
    électrolytique…).

  • L’hygiène de vie générale : seule une
    hygiène de vie saine assurera un potentiel physique optimal. Si la
    nutrition et le sommeil sont concernés au premier plan, d’autres
    facteurs ne doivent pas être oubliés: la consommation journalière de 20
    cigarettes augmente la dépense énergétique de 10 % pour un même effort.
    La consommation de cannabis ajoute aux problèmes du tabac celui d’un
    risque important de démotivation, de troubles psychologiques et de
    comportements incontrôlés. De la même façon, la consommation d’alcool,
    outre son abus dangereux pour la santé, altère très rapidement vos
    capacités de vigilance et la précision de vos gestes.

  • Le
    sommeil
    : il s’agit d’une phase essentielle de récupération physique et
    mentale à respecter selon vos besoins personnels. Lors des voyages
    transméridiens, l’adaptation au décalage horaire engendré peut être un
    facteur de la réussite. Si vous vous déplacez vers l’est, il faut
    compter 1,5 jour d’adaptation par heure de décalage: elle sera
    favorisée par une exposition vive à la lumière le matin, en avançant
    régulièrement l’heure du lever et celle du coucher les jours précédant
    le départ. Au contraire, si vous allez vers l’ouest, un jour par heure
    de décalage sera suffisant en retardant par contre l’heure du lever et
    du coucher et en pratiquant l’exposition à une forte lumière le soir
    avant la période d’endormissement. Il est déconseillé d’utiliser les
    somnifères dans l’avion. Si vous devez dormir dans la journée, faites
    des siestes de moins de trente minutes.

  

S’ALIMENTER

 
La
Combinaison harmonieuse de l’activité sportive et de l’alimentation
favorise une condition physique optimale et contribue à améliorer la
performance. Pour parvenir à ce résultat une alimentation équilibrée et
variée est indispensable. L’obtention d’un équilibre alimentaire
qualitatif éliminant tout risque de carences, nécessite de consommer
quotidiennement des aliments de chacun des quatre groupes à répartir
sur les trois repas principaux, plus une ou deux collations.
 
La répartition journalière suivante vous assure un équilibre au long cours:

  •  5 portions issues du groupe des fruits et légumes (par exemple 2 fruits, 1_crudité, 1 légume cuit et 1 potage).
  • 4 portions issues du groupe des céréales, pains et féculents (par
    exemple_des céréales au petit déjeuner, du pain à chaque repas et 1
    plat de riz).
  • 3 portions du groupe des laitages ou des fromages (par exemple du lait, 1_yaourt et 1 part de fromage).
  • 2 portions du groupe viande, oeuf ou poisson (par exemple 1 viande_blanche le midi et 1 poisson le soir).
  •  1 apport hydrique important tout au long de la journée.

La notion de portion est individuelle, à adapter en fonction de l’aliment concerné et de votre volume d’activité.
 
Des
apports alimentaires équilibrant vos dépenses vous assurent un poids
stable. L’adaptation énergétique en fonction d’une activité en
augmentation ou en baisse devra se faire en priorité sur la catégorie
des céréales et des féculents, I’équilibre global devant toujours être
conservé et aucun groupe alimentaire éliminé. Cependant, ne vous privez
pas inutilement. Un peu de graisse (huile en assaisonnement et pour la
cuisson notamment) et quelques aliments "plaisir" de temps en temps
(desserts, chocolat. . .) peuvent aussi contribuer à un bon équilibre
de vie.
L’hydratation est une composante essentielle de l’équilibre
alimentaire du sportif et de sa performance: vous devez boire
suffisamment pour assurer une diurèse de 1,5 litre par jour, vérifiée
par l’émission d’urines très claires.
 
Il est souhaitable de:

  •  Consommer des aliments de tous les groupes chaque jour.
  • Éviter de sauter un repas et limiter le grignotage pour respecter votre ration énergétique.
  •  Prendre un petit déjeuner équilibré assurant un quart des besoins quotidiens.
  • Équilibrer au mieux son alimentation au lieu d’abuser de suppléments nutritionnels.
  • Préférer la consommation des laitages frais, volailles, viandes maigres, poissons, fruits, légumes et féculents.
  •  Modérer au contraire la consommation des fromages gras, viandes
    grasses, fritures, sauces et cuissons au beurre, pâtisseries à la crème.
  •  Surveiller régulièrement votre poids mais surtout votre pourcentage de
    masse grasse (rapport de la masse passive sur la masse active).

Limiter
les fluctuations pondérales à plus ou moins un kilo au cours d’une
saison car chaque perte de poids entraîne une perte de masse musculaire
souvent non compensée et remplacée par de la masse grasse lors de la
reprise de poids.
 

ADAPTATIONS ALIMENTAIRES

 

  • A
    l’étranger
    : éviter l’excès de crudités. Ne consommez que des eaux
    cachetées. Soyez prudents avec les aliments qui ne vous sont pas
    familiers avant une épreuve.

 

  • En avion: il est préférable
    d’éviter les boissons gazeuses, l’alcool, les excitants, les produits
    fermentés, les pâtisseries à la crème et les préparations grasses en
    général. Votre situation d’inactivité favorise en effet le stockage des
    nutriments et donc la constitution de masse grasse. Du fait de l’air
    sec dû à la climatisation, pensez à boire régulièrement.

 

  • Avant l’effort:

 
Pendant
les trois jours précédents un objectif sportif important, pensez à
améliorer vos réserves glycogéniques en privilégiant les aliments
glucidiques tout en conservant votre équilibre alimentaire.
Manger
si possible trois heures avant le début de l’exercice un repas
éliminant au maximum tous les aliments gras et privilégiant les
glucides lents (féculents, pain, tartes).
Entre ce dernier repas et
le début de l’échauffement, il ne doit plus y avoir de prise
alimentaire mais une hydratation régulière arrêtée l/2 heure avant le
départ.
A défaut d’un dernier repas adapté, il est possible de
consommer dans les 15 dernières minutes avant l’effort 25 à 50 grammes
de glucides sous forme de barre.
 

  • Pendant l’effort:

 
Il
est indispensable de boire souvent (1 à 2 verres d’eau par 1/4 d’heure)
et de veiller à un apport glucidique (durée supérieure à une heure)
situé entre 25 et 60 grammes par heure, associé ou non à la boisson.
 

  • Après l’effort:

 
Vous
devez compenser vos pertes hydriques en buvant abondamment et
reconstituer vos réserves de glycogène en consommant 50 grammes de
glucides dans les deux heures suivant l’arrêt. Pour les exercices brefs
et intenses, c’est surtout la prise de glucides à la fin de l’effort
qui est déterminante pour améliorer leur tolérance et permettre ainsi
des répétitions plus nombreuses.

Article paru sur le site santesport – www.santesport.gouv.fr
Droits réservés
 

Déplacement aux Championnats de Nouvelle Zélande 2006

La commission technique du 20/12 a établi la liste des athlètes qui sont suceptibles de participer au Championnats de Nouvelle Zélande. En préambule, Il faut toutefois préciser, que les athlètes qui sont retenus,participeront aux championnats OPEN à la condition expresse que les subventions attendues par la FAPF soient versées. Ils sont retenus sur les bases des tables de cotations.

  1. LAIBE Tamatoa
  2. DEGAGE Tutea
  3. NANUA Yasmina
  4. VALDENAIRE Gilles
  5. KERVELLA Vatea
  6. DOGBA Dolorès
  7.  GOBRAIT Richard

Accompagnateur : LAIBE José La priorité sera donnée au départ d’un athlète, en lieu et place de l’accompagnateur s’il y avait lieu de faire un choix inhérent au financement. La date du 14 janvier 2006, est arrêtée comme date butoir, pour faire connaître aux athlètes la possibilité de les envoyer ou non, en Nouvelle-Zélande.